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Les journées provinciales

Nantes, les 7 et 8 octobre 2017

« L’objet du fantasme »

PROGRAMME

Maison de Quartier Madeleine Champ-de-Mars, 22 rue Emile Péhant, 44000 Nantes.

Samedi
9h - Accueil
9h30 – Ouverture – Pierrick Brient
9h45 - « Qu’est-ce qui nous tient la plume à la main ? Délires et rêves de Jensen, épiphanies de Joyce » - Monique Bon

10h45 Pause
11h15 - « L’objet véritable » - Jean-Yves Méchinaud
12h15 - Déjeuner

14h15 - « Le fantasme : un scénario sans histoires ? » - Henri Mialocq
15h15 - « La place de l’enfant dans le fantasme de la mère » - Corinne Marc

16h Pause
16h30 - « La coupure » - Jean-Marc Fimbel
17h15 - Table ronde autour des séminaires de Solange Faladé sur le fantasme fondamental :
« Transcription et transmission »

20h30 - Dîner

Dimanche
9h - Accueil
9h30 - « A propos de la formule du fantasme de l’obsessionnel » - Marie-Claire Potier

10h30 – Pause
11h - « Roman, persona : Vérités et mensonges » - Pierrick Brient
12h30 - Fin des journées

Argument

En découvrant la part du fantasme dans l’histoire du sujet, Freud, apercevant les arcanes du refoulement originaire en tentant d’en cerner les contours, fera un pas de plus dans sa quête de ce savoir insu dont il était fait, ce jusqu’à ce que la plume lui tombe des mains. Lacan prolongera ce travail : Le fantasme fait nœud en soutenant le désir, mais voile la cause du sujet divisé, en une refente redoublée qui participe à la fois d’une méconnaissance et d’une aliénation. Projetant la topologie du sujet dans son instant, le fantasme scelle la dépendance absolue du sujet du désir à l’effet de langage qui le maintient définitivement séparé de son objet.
Si l’objet d’amour arrête le glissement infini de la métonymie du désir, c’est cependant dans une dimension de leurre que le fantasme laisse à désirer l’objet qu’il poursuit. Cet objet, quel est-il alors ? Et comment chaque structure s’en débrouille ?
Lacan n’a eu de cesse de travailler cet obscur objet du désir pour en aborder les coutures : La place d’Ophélie pour Hamlet et le petit a des formules de la sexuation, le croisement de la pulsion et du manque, et, en passant par l’agalma, la Chose et le « pas sans objet » de l’angoisse.
Avec, en perspective, la question du désir d’analyste, point de fuite indissociable de cet horizon de finitude que l’analyste a à maintenir vif : Qu’est-ce qui reste une fois le fantasme traversé ?
La publication dans l’école freudienne des 3 tomes des séminaires de Solange Faladé sur le fantasme fondamental sert l’occasion d’approcher ces questions pour préciser les contours et les coutures de l’objet du fantasme.
Ces journées de travail sont ouvertes à tous ceux qui s’intéressent aux lectures que font les psychanalystes : Au-delà des nouvelles formes que prennent parfois les symptômes, les sujets témoignent de ce fonctionnement psychique questionné depuis Freud et Lacan, et toujours à l’œuvre.